Vivre, travailler et louer
Comment vivre, travailler et louer son bien en Espagne
Vous avez un bien en Espagne et souhaitez y passer du temps – travailler sur place et louer quand vous rentrez. Voici comment cela fonctionne en pratique.
L'idée de base
Vous possédez un bien en Espagne
Un appartement ou une villa que vous visitez régulièrement, mais qui reste vide une partie de l'année.
Vous travaillez pendant votre séjour
Pour un employeur local ou en gérant votre propre activité depuis l'Espagne.
Vous le louez quand vous partez
Les revenus locatifs couvrent – ou dépassent – les frais courants pendant votre absence.
Beaucoup de propriétaires en Espagne en arrivent là. Les vacances, c'est bien, mais vous voulez plus que deux semaines par an. Vous voulez vraiment y passer du temps – quelques mois, peut-être plus. Et idéalement, travailler pendant que vous y êtes.
C'est tout à fait possible. Et la location rend le projet encore plus attrayant : quand vous rentrez chez vous, votre appartement génère des revenus au lieu de rester vide. Pour beaucoup, ces revenus couvrent les charges de copropriété, les frais fixes et l'entretien courant. Le bien commence à s'autofinancer.
Ce que vous devez mettre en place dépend d'une question essentielle : cherchez-vous à travailler pour un employeur espagnol, ou travaillez-vous déjà à votre compte ?
Trouver un emploi local en Espagne
Vous souhaitez travailler pour une entreprise, pas créer la vôtre. Vous avez peut-être déjà trouvé un poste en Espagne, ou vous prévoyez de chercher une fois sur place.
La première étape, avant tout, c'est le NIE – votre numéro d'identification d'étranger en Espagne. Il est indispensable pour tout : ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de travail, posséder un bien immobilier. Si vous ne l'avez pas encore, c'est par là que vous commencez. Notre guide sur les démarches juridiques explique comment procéder.
Si vous êtes ressortissant de l'UE, le reste est assez simple. Vous vous inscrivez à la mairie et votre employeur prend en charge la suite : il gère les impôts et la sécurité sociale comme pour tout salarié espagnol.
Si vous n'êtes pas de l'UE, vous aurez besoin d'un visa ou d'un permis de travail avant de pouvoir travailler légalement. L'Espagne propose le visa nomade numérique, destiné aux personnes travaillant à distance pour des employeurs établis hors d'Espagne. D'autres options existent selon votre situation, mais ce visa est le plus pertinent pour ce type de projet.
Une fois tout enregistré, vous payez l'impôt sur le revenu espagnol sur votre salaire, comme tout salarié en Espagne. Quand vous rentrez chez vous une partie de l'année, votre appartement génère des revenus locatifs pendant votre absence. Un gestor local (comptable espagnol) veille à ce que les revenus du travail et les revenus locatifs soient correctement déclarés.
Un point important : si vous passez plus de la moitié de l'année en Espagne, vous devenez résident fiscal espagnol. Cela change la façon dont tous vos revenus sont imposés, pas seulement ceux perçus en Espagne. Pour la plupart des personnes dans cette situation, c'est gérable – mais il est important de comprendre cela avant de s'engager.
Gérer votre propre activité depuis l'Espagne
Vous travaillez déjà à votre compte – vous avez peut-être une société dans votre pays ou vous êtes freelance. Vous ne voulez pas d'employeur espagnol. Vous voulez simplement continuer ce que vous faites, mais depuis l'Espagne.
Il y a deux principales façons de procéder :
S'inscrire comme autónomo
Créer une SL espagnole
L'autónomo est l'option la plus simple si vous êtes freelance ou consultant et souhaitez continuer la même activité depuis l'Espagne. Votre gestor vous inscrit et vous êtes opérationnel en quelques semaines. Les cotisations mensuelles à la sécurité sociale sont calculées en fonction de vos revenus – votre gestor vous communiquera les montants exacts pour votre situation.
La SL vaut la peine d'être envisagée si vous souhaitez plus de structure – une société espagnole distincte de vos finances personnelles. Vous vous versez un salaire et la société gère sa propre fiscalité. Si vous avez déjà une société dans votre pays, il est possible de structurer les choses de sorte que votre société d'origine détienne la SL espagnole. Ce type de montage transfrontalier fonctionne, mais il nécessite un avocat dans les deux pays pour être mis en place correctement. N'essayez pas de le faire vous-même.
Quelle que soit l'option choisie, vous aurez besoin de votre NIE, d'une adresse professionnelle espagnole et d'un gestor qui connaît le système. La mise en place prend généralement quelques semaines à deux mois. Ensuite, tout tourne en arrière-plan comme pour n'importe quelle activité.
Louer votre bien quand vous partez
Que vous soyez salarié localement ou que vous gériez votre propre activité, la location fonctionne de la même manière. Quand vous quittez l'Espagne une partie de l'année, votre bien n'a pas à rester vide.
Vous pouvez louer à court terme à des vacanciers, à long terme à des locataires, ou combiner les deux selon la saison. Ces revenus couvrent généralement les charges courantes : frais de copropriété, abonnements aux services, petites réparations. Beaucoup de propriétaires constatent que les revenus dépassent ces frais.
Ce que vous devez impérativement faire : déclarer ces revenus. L'administration fiscale espagnole est très efficace pour croiser les données de propriété avec les annonces de location sur Airbnb et autres plateformes similaires. Omettre cette déclaration crée des problèmes bien plus importants que l'impôt lui-même. Votre gestor s'occupe de la déclaration – ce n'est pas compliqué quand quelqu'un qui connaît le système s'en charge.
Le montant effectivement payé est souvent inférieur à ce que les gens anticipent, car des déductions légitimes réduisent le montant imposable. Les chiffres exacts dépendent de votre statut de résidence et de la façon dont vous louez. Consultez notre guide sur les revenus locatifs pour en savoir plus sur le fonctionnement en pratique.
Chaque situation est différente
Trouvez la solution adaptée à la vôtre
Ce qui est présenté ici n'est qu'un point de départ. Ce qui s'applique réellement à votre situation dépend de votre pays d'origine, de la façon dont vous percevez vos revenus et de ce que vous souhaitez mettre en place. Un gestor ou conseiller fiscal espagnol peut généralement faire le point avec vous en une seule conversation. Si vous ne possédez pas encore de bien en Espagne, nos guides d'achat sont le bon endroit pour commencer.
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